Du kitsch dans l’art ou l’art du kitsch? à l’Institut des Cultures d’Islam

Cette expo le promettait, du kitsch il y en a, là où l’attend, et là où on ne l’attend pas. Bubble gum, voiles et paillettes. Souvent associé au terme kitsch, les artistes du Moyen-Orient révèlent des oeuvres assumées et assurément interrogatives.

Pour celui qui a le regard affuté, il reconnaitra dans certaines oeuvres des portraits, parfois détournés comme le visage de Nefertiti sous les traits de l’artiste Mehdi-Georges Lahlou, titrant son oeuvre I used to be Nefertiti.

« L’oeuvre I used to be Nefertiti est un autoportrait, esthétiquement différente du reste de mon travail. C‘est une pièce que j’ai voulu pour questionner la réalité, la réalité archéologique, les nouvelles archives, c’était plutôt pour me repositionner sur un esthétique intemporel, féminin, d’icônes. Le genre était très perturbé esthétiquement à cette époque là aussi, toutes ces questions m’intéressaient.  C’est cette mythologie, cette appropriation là, qui m’ont donné envie de me mettre à cette place. » 

Quoiqu’il en soit, des sujets de sociétés sont traités de manière détournée. Kitsch selon le Larousse, « se dit d’un objet, d’un décor, d’une œuvre d’art dont le mauvais goût, voire la franche vulgarité, voulus ou non, réjouissent les uns, dégoûtent les autres ». Que l’oeuvre soit kitsch ou non, importe au final peu, c’est ce qu’elle revendique, ce qu’elle nous invite à penser qui importe. Kitsch, ici, n’est pas toujours plastique, mais parfois philosophique. « C’est parfois un arte povera, faire avec ce que l’on a, qui pose la question de survie. Dans tout travail on peut trouver du kitsch. » ajoute l’artiste Mehdi-Georges Lahlou. 

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  • La fontaine de Mehdi-Georges Lahlou

    La fontaine de Mehdi-Georges Lahlou

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